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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 20:12

ARTBON-2.jpgImaginez.

 

Paris au XXIème siècle, tel qu'aurait pu le cauchemarder Jules Verne.

 

Le Ministère de la Culture et le Ministère de l'Education sont dissouts et rattachés au Ministère de l'Economie en tant que "Secrétariat d'Etat à l'Education du Temps de Cerveau Disponible".

 

Le Secrétaire d'Etat en poste nommé par le Président de la République serait le Président de l'ORTF : Organisation Républicaine de la Télévision Française.

 

Tout acte de création doit obligatoirement être soumis au CSA : Conseil Supérieur des Amalgames. Cette instance suprême évalue le niveau de "soupe populaire" que l'on va diffuser à nos très chers cerveaux lobotomisés.

 

La présence d'un poste de télévision, voire plusieurs, soit un dans chaque pièce de la maison - y compris les toilettes, devient obligatoire.

 

Les musées, cinéma, théâtre, bibliothèques, cirques, opéras, salles de spectacles, etc., sont fermés et réhabilités en prison et centres de reééducation mentale pour les opposants à la PBA (pensée bienpensante active).

 

L'accès au web-libre est interdit sous peine de mort.

 

Toute idée ou intention de partager un savoir, une pensée, une connaissance, une expérience sensorielle et émotionnelle qui permettrait de réfléchir est reconnue comme acte terroriste.

 

L'ensemble des budgets habituellement dédiés jusqu'alors à l'aide à la création sont alloués à l'ORTF pour produire des programmes de téléréalité violents, dégradant l'image de l'humanité et excitant l'idôlatrie du dieu Argent.

 

Georges Orwell avait imaginé un futur de ce genre dans 1984... Impossible me direz-vous, surtout en France ?

 

Lisez ça, signez la pétition et soyez là le 31 mai !

 

 

 

 

 

 

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Published by Tiffany Assouline - Cré@Tif - dans Réflexions
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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 23:28

visuel Marc Daniau

C'est dans une grande émotion que j'ai assisté à la première de la nouvelle création de Gabriel Garran hier soir au Théâtre de la Commune. Emotion de son retour à la scène et aussi du retour de "l'enfant prodige" à sa première maison, ce théâtre qu'il a inventé il y a bien longtemps avec la complicité de Jack Ralite. C'est avec la même complicité que Didier Bezace son digne successeur l'a accueilli à son tour dans ces murs.

 

Les mots de Romain Gary dans une mise en scène de Gabriel Garran sonnent et résonnent d'une étrange modernité. Comme un prolongement naturel de la pensée de l'auteur, les combats de l'Ange Gabriel ont toujours cherché à abolir les frontières, faire se rencontrer les différences et les transcender par un acte créateur, tout ça au creuset de la langue. Car pourquoi les frontières, pourquoi l'origine doivent-elles toujours être source de discorde ?  Quand il y a conflit, au final, y a-t-il véritablement un distingo entre les vainqueurs et les vaincus ?

 

L'histoire même de Tulipe s'imbrique avec celle de Gary et toutes deux s'imbriquent avec celle de Gabriel Garran. Même les noms "consonnent"...

 

Il est heureux de relever sur Wikipédia que Romain Gary publie ses premières nouvelles dans Gringoire, un hebdomadaire qui s'oriente ensuite à l'extrême-droite : « Gary renonça courageusement aux généreuses rétributions (...) quand le journal afficha des idées fascistes et antisémites. Il écrivit à la rédaction une lettre pour dire en substance : « je ne mange pas de ce pain-là ». L'image de "je ne mange pas de ce pain-là" est à mettre en miroir avec la tirade de Tulipe au début du spectacle qui refuse de s'alimenter parce qu'il a déjà "beaucoup mangé" à l'aune des misères et de l'égoïsme du monde.

 

Au nombre des superpositions de cette pièce puzzle, il faut compter la pièce qui se joue au milieu de la correspondance au travers de laquelle se joue la perspective d'un Romain Gary auteur dramatique... Sur le radeau pris entre les feux croisés de l'ancien et du nouveau monde, mais également de deux visions de l'écriture, du jeu et du "je", quatre protagonistes incarnent un nègre juif qui prophétise, un agitateur idéaliste qui complote, une femme qui incarne l'humanité et un journaliste qui incarne la vision idéale et manichéenne américaine.

 

Chacun de nos protagonistes portent également un costume composé de superpositions : Oncle Nat porte un talit katan (vêtement rituel juif) sous une veste militaire et se dissimule sous un maquillage au cirage ; Tulipe porte tour à tour une veste de Général sur une tenue de ville, qui le fait surtout ressembler à un clown, avant de porter un pyjama rayé ressemblant à celui des camps sous un manteau d'hiver, Lili elle se dissimule sous des perruques.

 

Gary était un homme de convictions et le caractère "absurde" de certains dialogues de Tulipe ne fait que souligner sa vision d'une totale lucidité sur le monde, les hommes et ce qui nous attendait...Il avait même prévu l'élection d'Obama. Le discours critique qui sous-tend Tulipe reste et demeure  malheureusement d'une totale et cruelle actualité.

 

Quant à Jouvet... Alors que dans la correspondance il tient le rôle du "Maître" et du mentor, au sein de cette pièce il semble tout à coup plus jouer le rôle de faire-valoir du talent de Gary qui finalement s'émancipera :  Je viens de relire ma pièce avant de vous l'envoyer. Je peux vous dire que cette fois, ça y est. Je ne sais si vous la jouerez, mais je sais maintenant que mon nom demeurera... 

 

La superposition de la correspondance et de la pièce permet également de confronter l'histoire, les histoires face à l'Histoire, à la course du temps, aux obligations et aux coups du sort : la création artistique, son processus, ses doutes, ses élans, son génie et ses "règles" (que Gary prend un malin plaisir à bousculer pour créer justement quelque chose de nouveau) se dessine sous nos yeux dans ce "work in progress", ces échanges sur l'oeuvre et l'oeuvre qui existe malgré tout, comme échappant à son auteur et à son critique.

 

L'acte de création mené à ce niveau devient un acte de foi. 

 

 


GARY-JOUVET 45-51

d’après la correspondance Jouvet-Gary
et Tulipe ou la Protestation de Romain Gary
conception et mise en scène Gabriel Garran
collaboration artistique Myriam Lothammer

avec Audrey Bonnet, Guillaume Durieux, Jean-Paul Farré, Jean-Pierre Léonardini, Sava Lolov et Pierre Vial Sociétaire honoraire de la Comédie-Française

Présentation de la pièce sur le site du Théâtre de la Commune

 

jusqu'au 29 mai 2010 au Théâtre de la Commune d'Aubervilliers

mardi et jeudi à 19h30, mercredi, vendredi et samedi à 20h30 et dimanche à 16h. relâches exceptionnelles samedi 15, dimanche 16 et dimanche 23 mai. Exceptionnellement la représentation du jeudi 13 mai aura lieu à 16h. durée 1h40

 


Autour du spectacle

mardi 11 mai (sous réserve) à 21h30 : débat Fondation, Re-fondation du Théâtre de la Commune avec Didier Bezace, Gabriel Garran et Jack Ralite
jeudi 20 mai à 21h30 : rencontre avec Gabriel Garran, Nancy Huston, auteur de Tombeau de Romain Gary et l’équipe artistique du spectacle
samedi 29 mai à 17h : L‘Ange Divulgué, poèmes de Gabriel Garran. Entre vie, théâtre et poésie, où sont les frontières ?

 

en marge du spectacle : exposition
Parcours d’affiches des années 1965 à 1984, répertoire de Gabriel Garran

 

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 07:47

AFFICHE-20G-S.jpgParce qu'il y a un âge où l'on ne croit plus aux contes de fées, Garnier et Sentou revisitent nos mythes fondateurs et tous les repères de nos imageries plus ou moins modernes pour nous offrir une palette de sketches totalement décalés entre burlesque, mime et jeux de mots très recherchés.

La chevauchée commence au Bois Dormant en compagnie de deux Princes désabusés et se termine à bord d'un TGV attaqué par des aliens. Entre-temps, vous en saurez plus sur les coulisses d'une émission de télé, la vraie signification de chansons "virales", le fonctionnement de vos cordes vocales, la réalité de deux adolescentes déjantées et de deux militaires pas commodes, ...

La prouesse est autant textuelle que physique entre cascades, chant, danse, et textes parfois hautement intellectuels (car il est enfin temps de savoir si la barre sur les T marque le point sur le point sur les I...).

Au programme de grands fous rires des deux côtés de la rampe, une vraie complicité entre nos deux comédiens (amis d'enfance) et leur public qui se laisse à chaque fois embarqué dans le délire des auteurs.

Si vous voulez donner une grande claque aux petits tracas du quotidien et repartir boostés, réservez votre place dès à présent !

du Jeudi au Samedi 20h et le Dimanche à 18h
Lien vers le site du Funambule
Lien vers Billet Reduc

Lien vers le site officiel de Garnier et Sentou

PS : pour mémoire, j'avais déjà parlé d'eux ici il y a 2 ans ;)

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 21:23

oeuvres-GREGORY_DERENNE-177.jpg




Des vitrines photographiées de nuit, temples de la consommation abandonnés au regard d'un artiste qui y voit matière à son art... mais au lieu d'exposer des clichés, cet homme les peint, comme pour refléter la vanité de nos vanités...

Si lui peut en faire des oeuvres d'art qui s'exposent et se suspendent dans des intérieurs "classés", il y a matière à réfléchir... En son temps, Warhol avait érigé une boite de conserve de soupe au rang d'oeuvre d'art également : regard sur le quotidien, sur le consommable, sur nos sociétés de "trop plein"... vue la période, j'aurais volontiers ajouter un sticker "SOLDES" sur les deux toiles d'en bas...

Au-delà des symboles et des discours, il y a ce travail sur toiles noires qui rend hommage à la lumière, qui en resort plus brillamment... et les bluffants effets de transparences, qui laissent supposer un tour de magie, un secret de fabrication, un "truc en plus"... un écran, non pas de fumée, mais une mise à distance supplémentaire pour, nous aussi, nous observer dans ces reflets en profondeur... une mise en abyme savamment orchestrée... car l'ombre portée de celui qui regarde cette vitrine pourrait être la nôtre...

Mais où est le charme de ces vitrines inanimées ? La lumière des néons et du jour les rend bien plus attirantes... La nuit, on passe devant a priori sans s'arrêter... La lumière attire le regard, ce qui brille, ce qui nous fait briller...

Sortis de cette série, Grégory Derenne nous en propose une autre, consacrée justement aux plateaux.. de télé... Curieux environnement, mais tellement logique au fond : ces endroits fabriqués, ces décors sublimés par les lumières artificielles des projecteurs que l'on sait organiser pour donner des "impressions", créer des ambiances... Les toiles de plateaux sont souvent "vues de dos", de l'autre côté du décor et l'accent est mis principalement sur la lumière, car c'est la lumière qui en constitue l'unique réalité... Ces toiles sont étrangement et tout à fait volontairement floues : il n'y a rien à montrer, tout est "faux" et truqué... D'ailleurs les lumières et les couleurs de ces toiles sont tout autant "saturées", poussées au maximum pour en faire briller d'autant plus la superficialité, il n'y a qu'elles que l'on peut discerner sur ces toiles...

On peut trouver ses toiles justes "sublimes" et "géniales", l'artiste ne parle pas dit-on et laisse donc les autre voir sortir de ses toiles noires des idées de ce qu'elles portent comme regard sur le monde qu'elles dépeignent...

A voir, donc...



Grégory Derenne
jusqu"au 13 Mars

GALERIE BERTRAND GRIMONT
www.bertrandgrimont.com

47 rue de Montmorency
75003 Paris
(à 2 pas de Beaubourg)

CONTACT

info@bertrandgrimont.com
+0331 42 71 30 87
+0336 85 45 01 30

HORAIRES: du mardi au samedi-14h/19h et sur Rendez-vous
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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 01:55

etoiles.jpgDes étoiles multicolores flottent négligemment au-dessus de ce point de ralliement … cet abreuvoir moderne.


Un ponte (improvisé ?) du Pop Art – du moins ce qui peut en rester après cinq décennies – a choisi de mettre de la couleur dans cet endroit légendaire de sobriété.


A l’heure du drink, les cadres sont ponctuels pour respecter le rituel de l’out of desk. On se retrouve entre friends ou collègues pour se donner le courage d’affronter la soirée qui commence après la longue journée… on achève bien les hommes de bureau ;)


Il n’y a que de la belle gueule, du menu fretin : autour du bar, on s’arrête pour boire ou se faire voir pour certains… Alcoolisme social à l’occasion d’un happy hour qui est plus toléré que le fait de fumer en public.
Le droit de cité est réservé à une certaine élite, top model de préférence.

Le soleil de Martinique se commande au comptoir et se marie aux couleurs de la menthe ou des fruits pour réchauffer des corps maltraités par le stress et le froid qui sévit à Paris cet hiver, mais qui est courant quelle que soit la saison dans nos sociétés de solitaires. La solidarité s’achète à un autre comptoir : étui en cuir pour préservatif anti SIDA…

Les corps s’attablent affables à des tables confortables pour raconter quelques jolies salades le temps d’une drague : les poses sont étudiées, les dress codes respectés…

Les paquets envahissent les banquettes : emplettes shopping ou de Noël, un homme est scandalisé pour une boîte cadeau qui manque à l’appel pour emballer le précieux présent… et sa belle…

Dans son angle, elle a vue sur l’assistance malade des stéréotypes et de la télé-commande publique appliquant consciencieusement les consignes des marques… êtes-vous vaccinés contre la grippe du con-so-matteur ? ou appréciez-vous encore de vivre de voyeurisme et par procuration ?

Les téléphones parasitent sans cesse les conversations, de même que les pauses-clopes qui obligent à braver le froid.

On trinque dans ce qui n’est pas un bastringue mais un cadre chic pour cadres chics et touristes friqués. Amère est la note, salée l’addition, mais l’addiction se paie (à) ce prix là : fréquenter les endroits, avoir les choses comme il se doit, être marqué, remarqué, avoir les entrées VIP, tout à un prix et se négocie à la baisse des valeurs qui elles ne se monnaient pas.


A les voir tous aussi gays, je me dis que moi aussi je devrais avoir mon MAG* et lire les revues de salle d’attente pour prendre des nouvelles du beau monde qui se complait dans le haut vol d’identité, identifiés parfois par erreur en tant qu’idoles, vu qu’on n’en fait plus beaucoup de vraies, comme nous l’a rappelé le décès de Michaël Jackson.

Le temps s’évade, la salle se vide autant que l’heure avance : d’autres endroits réclament leur présence…





*MAG : meilleur ami gay, stéréotypé dans les relations féminines, le must have de toutes les comédies romantiques...

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 02:00
journal adam eve
Si l'on reprend la chronologie, il y a eu un "premier jour" pour l'homme et la femme. A partir de là, tout était déjà dit : 2 êtres semblables mais différents, 2 visions du monde, pourtant inéluctablement complémentaires.

Au départ, il y a deux nouvelles de Mark Twain : le journal d'Adam et le journal d'Eve. Ensuite, il y a un spectacle : celui de Riccardo Castagnari, Il Diaro di Adamo & Eva. Enfin, il y a un désir : celui d'un homme, Laurent Bàn, auteur, comédien, chanteur d'écrire pour sa belle.

Le résultat est souligné par la simplicité du cadre dans lequel s'est déroulé la lecture à laquelle j'ai assisté : un piano, une petite scène, un accompagnateur et nos deux protagonistes. Le texte se défend seul, grâce à sa qualité et à une interprétation juste, sensible et sincère qui ne tombe jamais ni dans le cliché facile, ni dans la démonstration. L'émotion est là, vibrante et nous touche, vu les yeux pétillants de joie et de larmes à la fin de la représentation. J'aime retrouver ces sensations de spectateur émerveillé et être emportée dans un univers qui répond à ses règles et nous transporte dans un "ailleurs" pendant un moment. 

L'accompagnement musical et les chansons qui viennent s'entrecroiser subtilement au texte nous touchent particulièrement : on a toujours l'impression que tout a déjà été dit, écrit, chanté et pourtant encore une fois, sur les mêmes thèmes fondamentaux, on est émerveillés par la créativité qui trouve les mots justes, le rythme et la mélodie adaptés pour venir prolonger ce que les mots seuls ne peuvent traduire. 

Or, les mots dans ce spectacle ont véritablement TOUTE leur importance : Adam et Eve nomment tout ce qui les entoure et inventent les mots pour exprimer leurs expériences et sentiments, sauf que chacun le fait de son côté, créant forcément deux niveaux de langage et source des inépuisables "incompréhensions"... 

J'ai la chance de connaître Laurent depuis longtemps et la qualité de son travail d'interprétation autant en tant que comédien que chanteur ; mais c'est la seconde fois qu'il s'essaye avec succès à l'adaptation à partir des textes de Riccardo Castagnari  (comme pour Marlène D. Chiara a traduit et Laurent a adapté), et de Mark Twain dont les journaux étaient séparés (Twain a écrit The Diary of Adam et 10 ans après The Diary of Eve) et que Riccardo a réuni.

J'ai par contre découvert Chiara sur scène pour la première fois : lumineuse, expressive, elle nous happe et nous sommes accrochés à son personnage et aux flots d'émotions agitées et contradictoires qui l'animent en permanence, pour notre plus grand plaisir !

Spectacle qui mérite d'être programmé, il changera l'humeur de ses spectateurs, hommes et femmes également, en nous rappelant l'essentiel, comme le disait si bien Mark Twain...
 

L'histoire commence à l'arrivée d'Ève au jardin d'Eden. Adam s'étonne tout d'abord de cette nouvelle créature aux longs cheveux qui a la manie de donner un nom à toutes choses et qui mange trop de fruits :
« Cette nouvelle créature aux longs cheveux n'est pas une affaire. C'est toujours accroché à moi, à me suivre. Je n'aime pas ça ; je n'ai pas l'habitude de la compagnie. Je voudrais qu'elle reste avec les autres animaux. »

Après la chute, Adam apprend à apprécier Ève, et se trouve profondément changé par sa compagne. L'amour humain, se substituant à l'amour de Dieu, apparaît alors comme un sentiment qui n'a pas besoin de l'Eden, qui est en lui même une rédemption :
« Bénie soit la catastrophe qui m’a uni à elle en me révélant la bonté de son cœur et le charme de son caractère ! »

Exclamation qui fait écho à l'épitaphe, dont l'allusion autobiographique est manifeste, écrite par Adam sur la tombe d'Ève, dans le Journal d'Ève :
« Partout où elle était, c'était l'Eden ! »
[citation/source Wikipédia]

Ce spectacle semble suivre un chemin bien particulier : après une première représentation à Lourdes, ce journal d'Adam et Eve s'est produit en lecture dans une salle située rue... Darwin à Paris... j'ai hâte de savoir où aura lieu la prochaine intervention... ;)


Chiara Di Bari & Laurent Ban 

Le Journal d'Adam & Eve
librement inspiré de l'oeuvre de Mark Twain et d'un spectacle de Riccardo Catagnari


Théâtre musical

Textes de Laurent Ban 
Piano et habillage musical : Daniel Glet
Musiques : Laurent Ban, Didier Begon, Stéphane Corbin, & Hervé Devolder 
 
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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 01:59
Poster2GenChrys021209
Il y a 10 ans j'ai "rencontré" l'oeuvre de Bill Viola au travers d'une Trilogie et cela a été une révélation. Hier soir, j'ai rencontré l"oeuvre de Patrick Bernatchez au travers d'une trilogie à nouveau et la sensation a été presque aussi forte.
 
Du haut de ces trente et quelques années, il signe un film, un court, une oeuvre picturale animée, dont l'écriture est très structurée, la boucle bouclée et la démonstration... CQFD.

C'est sans a priori qu'il faut s'installer sur la banquette pour accepter d'entrer dans l'univers que nous propose l'artiste. L'oeuvre entière est construite comme une boucle, avec des boucles à l'intérieur de chaque partie et des liens entre les 3 tableaux.

I feel cold today est un ballet sans corps : c'est l'absence humaine qui rend le poids et la présence des objets plus prégnant. Pourtant des signes sont là, laissant présupposer toute catastrophe (cf. Le Jour d'Après). Le décor est daté (américain, années 70, jusque dans la couleur du film) et l'ambiance fait penser à Twilight Zone... la façon de filmer se rapproche à la fois du fantastique et de l'horreur... L'angoisse monte... Ce morceau du tryptique est créé dans la "montée", symbolisée par l'ascenseur et le passage des étages, concordant avec la montée de l'eneigement du lieu choisi pour cadre. L'alliance parfaite entre le bruitage ou la musique ou le silence et les images donne à l'ensemble une force qui sous-tend à la fois la perception de la maîtrise et de l'écriture de l'oeuvre... Petit clin d'oeil : la présence répétée par deux fois du livre "le zoo humain" de Desmond Morris... le blanc final est d'autant plus puissant qu'il est suivi d'un noir prolongé pour entrer dans Chrysalide, la deuxième partie...

On passe du 10ème étage au sous-sol, dans un parking. Les personnages : une voiture et un homme ; et un élément, toujours l'eau, mais après la neige, cette fois liquide. Cette oeuvre dérange plus, nous positionnant en voyeur, nous assistons à un suicide (?)... dans ce tableau, plus que dans les autres, on peut lire en "infra" une foule de critiques, encapsulées dans des symboles et éclaircies par des clins d'oeil dans les deux autres tableaux, pour donner corps à l'ensemble.

patrickbernatchez.jpg

Dans Chrysalide, le mouvement circulaire de la caméra a un effet à la fois hypnotique et propose une lecture en "montré/caché" de l'évolution implacable de la situation... le rythme à la fois de la rotation, de la musique, encore une fois les passages entre bruit, musique ou silence sont tout à fait signifiants et amplifient la cruelle beauté de l'image... Il y a un espoir sous-jacent qu'à tout moment la situation bascule, qu'il y ait un point justement non pas de chute, mais une rupture à l'issue fatale qui nous est proposée... Une questions nous vient à l'esprit en regardant ces images : conduisons-nous nos vies ?

13 nous propose des éléments de réponse et de justification à Chrysalide et ouvre une brèche lorsque la vitre explose... même si nous savons qu'il est vraisemblablement trop tard... 13 est entièrement dans la descente... et la fonte de la neige... c'est un cycle qui vient nous montrer ce qui se cache en partie en dessous de I feel cold today et de Chrysalide... on revient sur la vision extérieure de la fin de I feel cold today... puis on passe d'un atelier de couture, à une séance photo d'un clown "Mac Do", à des musiciens, un pianiste, un téléphone qui sonne et auquel on ne répond pas, une journée de travail qui s'achève, les locaux qui se vident... et retour au sous-sol, à la voiture de Chrysalide avec la vitre qui explose et l'eau qui se répand, jusqu'à nos pieds...

Parfois, il faut juste se "laisser prendre" sans chercher de justification ou de raison, et Patrick Bernatchez réussit à nous faire entrer dans son monde le temps de quelques minutes intenses... La fin du film est une libération qui en même temps nous fait réaliser qu'il s'est passé quelque chose, qui nous a - même infimement - changés.

à voir à la galerie e.space generic
 
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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 10:54
Article à lire sur mon blog "Visions de l'écrit" sur la plateforme Owni.fr

Réflexions post-partum ou la “douce révolution” du Groupe Le Figaro

Le titre de cet article se réfère à la métaphore filée par Bertrand Gié lors de la conférence d’hier soir au Press Club, sur le thème : Le Figaro.fr/Le Figaro, l’union sacrée du web et du print. Illustrant l’évolution de l’intégration du support web au sein du groupe Le Figaro, il est parti de l’image de la FIV (fécondation in vitro) effectuée par une équipe, à l’extérieur même des locaux et dont l’embryon s’est ensuite implanté dans le ventre de la mère pour se développer… Même si la volonté hiérachique devait être forte pour réussir la transition, elle s’est appuyée sur les ressources en interne et les personnes motivées pour instaurer le changement. Car on ne devient pas n°1 (classement de Juin 2009 avec 6,7 millions de visiteurs uniques) aussi facilement…

Le titre Le Figaro fête ses 183 années d’existence et tirait traditionnellement ses revenus de 3 sources : la vente au numéro, la publicité et les petites annonces. Au moment du rachat par le Groupe Dassault, le virage numérique s’est accompagné d’une diversification en trois branches : les sites éditoriaux (Le Figaro.fr, TV mag, Sport 24, …), les sites de services (billetterie avec le rachat de TickeTac, Bazar Chic) et les sites de petites annonces à travers aden classifieds (keljob, cadremploi, …). L’ensemble de ces sites draine 12 millions de visiteurs uniques par mois, soit 1/3 de l’audience totale des internautes français.

En parallèle de la réflexion générale autour des “nouveaux médias” assumée par Bertrand Gié au sein du groupe, Luc de Barochez s’attache à la stratégie éditoriale, qui s’oriente volontairement vers une couverture la plus large possible, proposant une vue exhaustive de l’information disponible à un instant “t”, au travers des contenus conjugués de la rédaction, des partenariats et des liens.

Depuis plus d’un an, Le Figaro.fr a choisi d’innover en implantant dans ses locaux un studio de télé numérique qui permet la production quotidienne en direct du Talk à 18h et du Buzz Media.  Mais il ne s’agit pas de changer de métier pour autant, c’est une adaptation des contenus au média, et non une tendance lourde qui transformerait Le Figaro.fr en web TV. Il n’y a pas de volonté de rendre l’ensemble des journalistes polyvalents mais l’objectif est d’être à l’écoute des personnes motivées à l’instar de Luc de Barochez précédemment responsable du service Etranger de la rédaction papier et qui a demandé de façon volontaire à passer sur l’édition en ligne, devenant le Directeur de la Rédaction du Figaro.fr.

Le cas du Talk est intéressant car il est géré par les journalistes politiques de la rédaction papier : il est diffusé  en direct sur le web et un commentaire papier est publié le lendemain. Luc de Barochez le qualifie ainsi d’émission “bi-média”. Cet exemple montre que de nouvelles voies restent à explorer.

Les articulations entre le web et le papier sont difficiles à saisir, surtout dans l’époque agitée que nous traversons, prônant à tout bout de champ la “mort de la presse papier”.

Le rapport “quotidien” du web et du papier ? La temporalité !

Vous voulez faire une promenade ? Rien de plus simple, vous enfilez votre paire de chaussures de randonnée et vous partez sur pistes balisées ou pas… Ou vous pouvez brancher votre console de jeu, vous connecter sur Second Life…

La différence ? Votre humeur, votre envie de faire un effort, votre disponibilité, l’endroit où vous vous trouvez, votre capacité physique, etc.

Nous avons trop tendance dans le débat lié à l’affrontement des supports/médias d’information à aller trop vite en besogne et à oublier l’insupportable réalité : nous lisons du papier depuis des millénaires, de l’imprimé depuis Gutemberg et de l’écran depuis…10 ou 20 ans… Même en ne rapportant que la “liberté de la presse” à 1789, nous avons deux siècles contre  deux décennies.

Dans une autre dimension, l’information comme d’autres “biens” se consomme : les modes de consommation varient d’un être à l’autre, d’une catégorie de population à une autre, mais également d’un moment à un autre.

Il y a des rituels -même s’ils peuvent avoir tendance à changer, du moins à être bousculés de façon de plus en plus radicale, y compris chez les “quinquas” et plus - et des “zones de contact” privilégiées qui nous feront préférer à un moment le support imprimé à l’écran.

Un des signes intéressant est l’essor de la presse gratuite distribuée dans les transports en commun, et notamment son impact auprès de la cible dite “jeune”.

Il y a des fonctionnements neuro/physio/psychologiques qui font que la préhension, le rapport à une information, sa compréhénsion et sa mémorisation sont liés à une expérience plus large que sa simple lecture ou son “déchiffrage”. Le rapport spatio-temporel n’est pas un vain repère dans l’expérience…

Pour Luc de Barochez, les lecteurs “papier” vont associer l’exercice à un loisir/plaisir et choisir un moment “vacant” (trajet en transport) ou de détente pour lire, d’ailleurs des informations parfois plus liées à cet état d’esprit… Les lecteurs “écran” sont plutôt mobilisés sur les horaires de bureau à la recherche d’information professionnelles et/ou pratiques.

La lecture sur écran est “fatigante” et souvent parasitée soit par l’environnement contextuel de l’info ou par le système du “multitasking” qui sollicite l’esprit en permanence et peut diluer le rapport au texte. Le rapport à l’imprimé permet parfois plus de concentration : c’est d’ailleurs la voie choisie pour le distingo du traitement de l’information par Le Figaro “papier ” plus poussé vers l’investigation, l’éclairage fouillé, …, par rapport à une information continue en ligne plus “à chaud”, plus réactive, moins ancrée dans l’analyse (et certains de dire, moins marquée par la ligne éditoriale traditionnelle, assimilée “centre-droit”).

La force de la marque et l’expertise d’une rédaction papier permanente

Un des paradoxes qui sous-tend pourtant une idée sans doute plus puissante que cela ne paraît : la notion de limite. Un support papier tel qu’un journal est façonné suivant une pagination et des “cahiers”.  De plus, avec le recul dont nous disposons, nous connaissons les parcours de lecture de l’oeil (et de la main). Ce support papier ne comportera pas plus de caractères que la place allouée dans la maquette… Or notre esprit humain est limité et il a besoin de cadres et de repères pour fonctionner au maximum de ses possibilités (même si la serendipity, la liberté, …,sont acceptables.;) ) . Le web offre un espace illimité de stockage, de développement de l’information, etc. Et cela peut se révéler être un “gouffre”. La lecture à l’écran se veut plus immédiate car le regard est plus spontanément fuyant, les limites pour le coup vont être d’ordre plus technique (quoique…) la gestion de la taille de l’écran… D’un coup d’oeil je visualise une page, une double page et concentre mon attention sur un point précis… Tout ce vide à remplir peut donner le vertige…

Si la notion d’audience reste incontournable, que ce soit pour les ventes papier ou les insertions publicitaires en ligne et la monétisation des outils et services mis en place - quand David Abiker, journaliste de France Info qui anime le débat,  pose la donnée des millions d’abonnés d’Orange ou de MSN en indiquant qu’ils peuvent fournir de “l’information” à moindre frais et devenir de ce fait n°1 (à l’heure actuelle Le Figaro.fr détient la place, suivi en effet par de “pure player” comme Yahoo et Google News), Luc de Barochez insiste sur l’intérêt et le pouvoir de “la marque Le Figaro”. En face d’une force de frappe liée à une audience “captive”, Le Figaro offre une valeur ajoutée au niveau des contenus.

D’où l’idée de développer une zone payante sur le site, proposant des contenus innovants, des outils et des services. Mais il est vrai que “le modèle économique” de la presse on/off-line se cherche. Preuve en est l’annonce de l’arrivée prochaine d’éditions papier hebdomadaires de Mediapart ou Backchich.

Un nouveau terrain reste à explorer : celui du support mobile qui génère avec l’arrivée de l’IPhone un trafic surprenant  pour Le Figaro.fr et ouvre de nouvelles perspectives tout en soulevant des questions subsidiaires, telles que la rédaction d’articles spécifiquement adaptés au format de ces nouveaux écrans, la proposition d’abonnement payant simplifié par les développement du micropaiement, etc.

Pour le Groupe Le Figaro, la marque est liée à l’établissement du quotidien depuis 183 ans, ce qui lui donne une légitimité et une crédibilité dans le monde de l’information, il est donc inenvisageable de glisser comme certaines éditions Outre-Manche vers des quotidiens qui ne paraissent plus tous les jours ou des éditions uniquement numériques. D’autant que les publics des éditions papier et web du Figaro ne sont pas les mêmes et se recroisent peu. La formule du Figaro.fr permet donc de drainer une nouvelle audience attirée par le média, par la fourniture d’une information continue la plus exhaustive possible avec une qualité reposant sur les fondations même de la marque. La rédaction papier s’appuie sur 280 journalistes et la rédaction web dispose de sa propre équipe comportant une trentaine de journalistes à laquelle s’ajoute la dizaine de Sport 24. Lorsqu’un expert est nécessaire, il n’est pas besoin d’aller en chercher un très loin, ce qui fait que même si une partie des contenus reposent aussi sur des dépêches agence, ils sont pour la plupart la véritable production du journal.

En termes de contenus toujours, la reprise de l’édition papier sur le web tend à s’amenuir, repris pendant un temps aux 3/4, il n’y en a désormais plus qu’un tiers : certaines grandes exclusivités sortent désormais dès la veille sur le web et il y a une vraie montée en puissance des contenus propres à la rédaction web. De plus, la spécificité du média en ligne oblige également à développer le “link journalism”.

Les liaisons entre le papier et le web ne sont pas encore établies de façon systématique, mais pour certains reportages, par exemple sur la Somalie paru dans Le Figaro Magazine, un “making-off” a été proposé en ligne.

En attendant une possible édition du Figaro en Anglais pour asseoir et élargir son audience, le quotidien papier proposera fin Septembre une nouvelle formule tout en couleurs dans un nouveau format, preuve qu’il y a encore des raisons d’investir dans le support traditionnel.

 

Tiffany Assouline

CLIN D’OEIL

RT @mikiane : NewspaperWebsites & GoogleNews are loosing audience when Facebook & Twitter are more & more popular! Is Serendipity the answer ?

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 20:18

Qu'attendent les femmes ? Des Preuves d'amour... Et quand elles ne les obtiennent pas, cela devient "l'épreuve d'amour" de Jimmy, débarqué de son histoire avec Lily au bout de 2 ans 8 mois et 6 jours...

Mais attention, cela n'a rien de dramatique, bien au contraire, l'ensemble offre une chance de découvrir l'univers 3D (Drôle - Décalé et Divaguant) de Jérémy Malaveau.


Jérémy Malaveau - alias Jimmy Sax - est un (beau) jeune homme de 32 ans, qui n'a aucun problème : "en général on vient vers moi, toutes mes histoires ont commencé comme ça".

Alors, cela aurait pu donner lieu à un one-man-show égocentré sur un corps ecervelé... Sauf qu'en découvrant le spectacle Les Preuves d'Amour, on découvre un "seul en scène" funambule entre poésie et humour, sur le fil du rasoir d'une histoire de rupture(s).

A l'instar d'un Candide de Voltaire, notre Jimmy - secondé par sa dévouée fée Clochette (la talentueuse comédienne et pianiste Valérie Fruchout) qui le taquine ou lui sert de "conscience" (avec un C) à la façon d'un Jiminy Cricket - en se retrouvant expulsé de chez son ex, Lily*, se retrouve dans l'obligation de résoudre l'équation du bonheur... Pour cela il sera aidé par une galerie de portraits plus ubuesques les uns que les autres, mais qui l'aideront à toucher la vérité du bout des doigts... sur un piano.

Ce spectacle se déroule à la façon d'un morceau de Jazz (avec un D devant), avec sa rigueur, ses lenteurs, ses ruptures, ses accélérations et ses improvisations... et la musique accompagne savamment ce texte ciselé (co-élaboré et mis en scène par Lilian Lloyd).

Surprenant, touchant et au final unique, Les Preuves d'Amour est une preuve de maturité de l'artiste complet qu'incarne Jérémy Malaveau.

Attention, ce spectacle offre des lectures multiples et fera la joie de ceux "nés avant les années 90", qui pourront en comprendre d'autres subtilités et apprécieront à sa juste valeur le décor "vintage" (avec une mention spéciale pour le meuble-piano créé par Brice Lartigue)...

Rires et émotions garantis !


*inspiré par le film Lily, aime-moi ! de Maurice Dogowson avec Patrick Dewaer


Le site du spectacle
 & aussi sur facebook / pour réserver sur Billet Réduc

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Published by Tiffany Assouline - Cré@Tif - dans Spectacles & Critiques
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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 13:49

Les mythes et les légendes ne cessent d'inspirer et pour leur donner vie, l'imagination n'a pas de limite...


Ainsi Riccardo Castagnari - fervent admirateur de Marlène Dietrich - décida de dédier une pièce musicale à son inspiratrice, qui fut actrice puis chanteuse.

Mais tout prit véritablement corps au moment où il décida de confier le rôle unique à QUINCE - interprète tout droit sorti de l'héritage du théâtre élisabethain (les hommes tenaient également les rôles de femme).

Cette interprétation est un véritable tour de force et le duo piano -  tenu par le maestro Andrea Calvani / voix -  QUINCE fonctionne pendant 1h30 de spectacle, durant lesquelles 18 des plus belles chansons de Dietrich sont reprises.

Pour l'occasion, Stefano Cioncolini a recréé totalement trois des  habits de scène de Marlène Dietrich.


Initialement écrit en Italien, le spectacle a été traduit par Chiara Di Bari et adapté par Laurent Ban, interprète de nombreux rôles dans les plus grands spectacles et films musicaux des dix dernières années (Notre-Dame de Paris, HAIR, Le Fantôme de l'Opéra, ...).


 

Plus d'informations sur : www.myspace.com/quincemarlene

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