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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 09:11

Passionnée de lecture, il est rare que je ne sois pas en train de butiner plusieurs livres à la fois. Ces derniers temps, j'ai eu la main particulièrement heureuse (en général j'achète mes livres par "coup de coeur" sans aucune logique ou recommandation) et je voulais partager mes trouvailles avec vous...

Sans le faire exprès, j'ai fait un retour dans les 60's au travers de deux livres, mais à la fois des deux côtés de l'Atlantique. Il a été curieux pour moi de sentir à la fois comme tout et rien n'avait changé.

Tout a commencé en passant devant un présentoir de livres soldés à côté d'une agence bancaire située près de chez mon médecin... dans lequel j'attrappe : "Le féminin pluriel" des soeurs Groult. Ce livre écrit en 1965 présente les deux visages d'un homme entre le regard de sa femme et celui de sa maîtresse. Situation classique mais traitée avec une sensibilité toute féminine, une froideur et une pudeur mêlées, le portrait est saisissant de vérité sur l'adultère, mais également sur les moeurs d'une société victime de sa "modernité". Même si à cette époque l'avortement n'était pas légal, il se pratiquait et renvoyait la femme à l'eternel dilemne de parfois devoir choisir entre sa part de féminité et sa "nouvelle" liberté... et certaines constantes se retrouvent, éternelles et intemporelles :

"je me suis rendue non pas chez UN coiffeur mais chez LE coiffeur... Avoir besoin des plus grands artistes capillaires pour se forger un visage allural me déprime. Pourquoi la femme est-elle toujours acculée à tricher sur son apparence ?...Quand quelques-unes trichent, les autres sont obligées de s'aligner"; "Quel plaisir peut-on trouver au XXème siècle, quand on possède à Paris un appartement avec moquette, un Compteur Bleu, un Four à Thermostat et un Chauffage Central, à venir patauger dans des chemins moyenageux, à manger des pommes de terre brûlée sous la cendre, à faire chauffer de l'eau sur un réchaud, à scier du bois ? ... Je comprends qu'un paysan rêve de télévision et de fauteuils-club, mais notre retour à la glèbe, notre course à la rusticité frôle le ridicule. C'est toute l'absurdité de la condition humaine, montée sur le faîte, aspirant à descendre, achetant des Robots-Marie et des tapis de Turquie pour, quand ils les ont, courir ensuite vivre sur la terre battue et cuisiner dans une marmute de fonte" ; "On ne demande plus aux filles de seize ans de réciter alpha, bêta, gamma, mais de connaître l'abc de la beauté... Le bachot ? Ca ne mène à rien, tout le monde le répète...Mais tout le monde à les mêmes armes aujourd'hui, putains, adolescentes ou femmes expérimentées, et tous les cups sont permis, surtout les cups bas... De toute façon, la femme vieillissante n'a droit qu'aux quolibets des voyous ou, au mieux, à l'indifférence. On l'ignore. Jamais de vieilles femmes dans les magazines : il ne faut pas démoraliser la population. Touts sont lisses et souraientes et celle qui a des rides comme vous et moi reprend dans la photo suivante sous l'influence de Magic Secret son teint de fleur. Comment ont fait ces femmes, qu'on voit dans le métro,  pour vieillir quand même ? Elles sont coupables. Allez ! Au ban de la société !".

De visite du côté des Champs-Elysées, j'ai rendu visite à une de mes librairies préférées où les livres sont commentés... Je ne me rappelle pas de ce qu'il y avait écrit sur le carton de "Sylvia" d'Howard Fast, mais je l'ai acheté et je ne l'ai pas regretté. Amateur de bon vieux polar, vous retrouverez ici toute l'ambiance mythique de l'Amérique des années 60 avec ses grosses voitures, ses belles femmes glamour et ses reliefs entre ombres et lumières, richesse et pauvreté, succès et défaites... Au travers d'une enquête pour reconstituer - à la manière d'un puzzle - la vie de la future épouse d'un riche milliardaire qui veut tout savoir des bonnes moeurs de sa dulcinée, notre détective va peu à peu trouver l'amour... Un coup de maître, un trait de génie et les amateurs de poésie ne seront pas en reste !!!

A peu près au même moment où Calogero sortit son "Pomme C" écrit par la talentueuse Zazie capable de toujours capter les ondes du moment, je tombais sur les rayons de la Fnac des Ternes sur "amours-etc.com" qui retrace la correspondance emailique de deux jeunes trentenaires à la recherche de l'amour au travers de l'écran de leur ordinateur. Poignant de vérité et savoureux de cocasserie, il ne fait que décortiquer les milles et un chemins qui nous mènent vers la vérité de notre coeur et qui nous fait choisir ce quelqu'un plus qu'un autre...

C'est toujours à la Fnac, mais des Halles que j'ai cédé la deuxième fois à la tentation de lire "la fascination du pire" de Florian Zeller : en général, je fuis les livres primés ou tout ce qui se dit "à la mode". Le voyage était à la hauteur du titre : satire toute en subtilité de notre ère terrorisante, Florian Zeller se pose et nous pose les bonnes questions tout en se cachant derrière les voix plurielles et cacophoniques de ses personnages décalés. Un véritable labyrinthe qui vous aspire de la première à la dernière page et dans lequel on risque parfois de se perdre en se retrouvant face à face avec la bassesse humaine et les pires cauchemars de destruction totale... Pourtant, on ressort de cette lecture rassuré par la lucidité de l'auteur !

Ce petit goût de satire lucide se retrouve dans un style pur British chez Stephen Clarke pour son "G-od save la France" : où comment redécouvrir notre quotidien "merde in France" (comme dirait Dutronc) dans le regard d'un transfuge outre-manche. Les situations les plus délirantes y sont exprimées avec le plus grand sang-froid et l'humour noir est parfois au rendez-vous... de là à vouloir sauter dans l'Eurostar, il n'y a qu'un pas qu'un personnage de Marc Lévy propose de faire à son meilleur ami dans "Mes amis Mes amours", son dernier roman sorti en poche. Cet opus fait la part belle aux "nouveaux papas" issus de l'explosion des couples et confrontés à l'artistique jonglage du père divorcé. Avec des fils directeurs récurrents, en utilisant toutes ses vies (l'auteur a effectivement été architecte avant d'exploser comme écrivain à succès) et en osant un clin d'oeil très mignon à ses héros de "Et si c'était vrai", ce roman nous permet de voyager à moindre frais vers la campagne anglaise et les lieux les plus branchés de London, tout en laissant se tisser des liens d'amour et d'amitié afin d'explorer toute la carte du tendre... à savourer lentement.

Au rayon des amours, toujours, c'est sur les rayons du Champion près de chez moi que j'ai finalement acquis  "Ensemble c'est tout" d'Anna Gavalda. Encore une fois, je n'ai pas pour coutume d'acheter systématiquement le dernier livre d'un auteur déjà repéré et encensé, mais j'ai été sensible à ce patchwork de vies qui se retrouvent cousues ensemble et pas de fil blanc... L'écriture d'Anna Gavalda fait appel à notre enfance, à nos rêves, à nos espoirs et à nos peurs... Ses personnages ne sont pas parfaits mais au contraire tordus et terriblement humains. Et c'est pourquoi derrière le roman, on renoue tout simplement avec l'humanité et l'envie d'aller vers l'autre.

Sensible au titre (quand ce n'est pas à la couverture, au quatrième de couv' ou à tout autre "détail" du même genre) quand je choisis un livre, et très attachée au fameuses "emmerdes" d'un certain Aznavour, je n'ai pas pu résister à l'achat de "Mes amies, mes amours, mais encore ?" d'Agathe Hochberg. Au travers d'un groupe d'amies, on retrouve le spectre des illusions, fantasmes et dures réalités de la vie d'une femme d'aujourd'hui face à sa réalisation en tant qu'individu membre d'une famille, d'un couple, d'un métier, d'une société... Chacune pourra s'y retrouver, même si l'on reste sur sa fin et que l'on voudrait bien connaître "la suite", comme une réponse à nos propres questionnements... mais finalement, c'est à chacun de prendre ses propres décisions...

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31 juillet 2007 2 31 /07 /juillet /2007 01:51
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31 juillet 2007 2 31 /07 /juillet /2007 01:01

Il y a presque un an, j'ai trouvé un joli mail dans ma boîte et c'était une des premières perches que l'on me tendait. Quelqu'un dans l'espace du web avait besoin de moi... Et pas n'importe qui, mais une voix.

Ainsi, j'ai découvert Bruno Bazinet... ou plutôt devrais-je dire, Bruno Bazinet m'a permis de le découvrir... J'ai été touchée par sa sincérité, son sens de la mélodie et du mot juste...

"Monsieur" Michel Jonasz ne s'est pas trompé en l'encourageant et il a été récemment invité par Evelyne Adam (« La compil » sur France Bleue), dans le cadre des Tremplins de la chanson.

Je vous laisse apprécier, mais "Attention, Fragile" !

 

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30 juillet 2007 1 30 /07 /juillet /2007 20:22

Connaissez-vous l'expression : "si la montagne ne vient pas à toi, va à la montagne" ? Pour ma part, c'est plutôt l'inverse qui se passe ;) En termes de montagne par contre que de jolis projets...

Ainsi, alors que je ne vais plus que très rarement sur SL, je m'y suis rendue il y a quelques semaines pour répondre à quelques annonces. La première concernait un concours d'écriture dont m'avait parlé un ami : j'ai donc soumis une courte nouvelle sur un des thèmes imposé. La seconde émanait du responsable d'une galerie qui recherchait des auteurs pour animer son espace. J'ai ainsi rencontré le fondateur de la Gaori Community Art Gallery. Découvrant au fil de la discussion que j'étais également Consultant Culturel, il m'a gentiment demandé de lui donner un coup de main. Malheureusement, le temps m'est compté en ce moment... mais pour commencer, j'ai collaboré avec lui à la mise en place du vernissage de l'exposition de Philippe Caurant, peintre français travaillant actuellement avec le logiciel Maya 3D pour créer des prototypes virtuels qui vont prendre vie sur des réalisations en céramiques teintées dans la masse. A cette occasion, je me suis livrée au difficile exercice de traduire sa dernière interview - à paraître dans le prochain numéro de Semaines - en Anglais...

post  en Anglais sur la Galerie

 

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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 12:28

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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 16:41

Daisy Lusion tire sa révérence sur embauche.com(pour l'instant) et va affronter de nouveaux défis...

N'hésitez pas à me dire si vous avez apprécié la série.

Pour lire le dernier épisode : ici

Encore une fois merci à 

 

 

 

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12 juin 2007 2 12 /06 /juin /2007 14:47

Afin d'avoir une visibilité plus claire sur mon activité de Consultante, je viens d'ouvrir un espace pro sous l'identité que je rêvais d'arborer depuis 15 ans : affinyT(anagramme de mon prénom, certes, mais aussi reflet de l'esprit dans lequel je travaille). 

Dédié à reprendre le fil depuis mon démarrage en début d'année, il sera connecté à l'ensemble de ma présence sur le net.

A terme, je rêve de créer l'espace qui me ressemble... à suivre

 

 

 

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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 11:04

Hier soir après une longue journée de travail, j'ai quand même pris le parti d'aller faire un tour à la première soirée networking de viadeo.

Organisée au très prestigieux "Maxim's", l'ambiance était néanmoins très décontractée et les présents ouverts d'esprits. Un espace fumeur avait même été prévu. La présence des tables rondes incitait à s'asseoir pour rejoindre d'autres déjà installés ou bien "ouvrir le jeu".

J'ai ainsi pu rencontrer des personnes ayant des profils très proches ou éloignés du mien, mais toutes terriblement intéressantes. J'ai enfin pu discuter avec l'un de mes contacts directs... et j'ai même passé un test d'Anglais !!! Merci Kim.

L'espace animé par l'équipe de viadéo était vraiment convivial : j'ai ainsi pu échanger avec les responsables des différents espaces et en apprendre plus sur les prestations proposées par la plateforme (il y a plein de nouveautés). Dan Serfaty, le fondateur, a eu la délicatesse de nous rejoindre en sortant d'un avion qui le ramenait de Londres. Lui et son équipe travaillent sur la mise en place de rencontres régulières... à suivre !

 

 

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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 10:37

Je suis heureuse de vous annoncer que j'ai rejoint les rangs de l'agence Adverbia en tant que Consultante sur un certains nombre de budgets de communication politique et publique (stratégie de communication et rédaction de contenus print et web). Encore une vérification de l'efficacité du Networking  : merci Viadeo !

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18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 16:38

Combien d'heures peut-on passer connecté sur son ordinateur, hors du temps et de la réalité..? Pour certains, l'addiction est là, qui ne fait plus aucun doute... jusqu'au conjoint qui reproche : "tu passes plus de temps avec ton ordinateur qu'avec moi !".

Il existe un côté hypnotique, obsessionnel à emmagasiner, à savoir ce qui se fait, à "en être", au point de perdre pied, et même pire, de perdre son identité.

Déjà en 1993, Jean-Marc Ligny débroussaillait la piste dans Cyberkiller :

Bienheureux les câblés, car les portes du cyberspace leur sont ouvertes ! Le cyberspace :  un monde virtuel dans lequel chacun se déplace à sa guise, sous l'apparence qui lui plaît. Un véritable paradis artificiel. Mais qu'un jeu meurtrier s'infiltre dans le réseau, et les victimes se compteront par milliers. Rude travail en perspective pour Deckard, le chasseur de virus...

et réédita l'expérience dans Inner City :

«Au secours !» crie Maze quand son corps explose.
Soudain, un visage émerge du néant. Maze le reconnaît: c'est lui-même. Son propre clone perdu dans l'abîme virtuel. La Réalité Profonde, là oû finissent par s'enliser les Inners hallucinés qui ont débridé leur console. «Allons, se rassure-t-il, Maya va me recréer».
En effet, Mens Sana, spécialisé dans la récupération des Inners en détresse, a décidé d'intervenir et réussit à contacter Kris, une brune longue et souple. Mais il n'y a plus aucune trace de Maze en cyberspace. Il a quitté la Haute Réalité. Kris arrivera-t-elle à temps pour le réanimer ? Réussira-t-elle à lui faire réintégrer son corps avant que son coeur ne cesse de battre ?
En ce XXIème siècle, le virtuel a supplanté le réel. Un monde où l'on se déplace à des vitesses folles, où l'on joue avec sa propre identité. Où l'on s'aime, même. Au risque de se perdre à jamais...

trois ans plus tard.

C'est dans un futur relativement proche que se situe l'action de «Inner City», un futur dans lequel les loisirs virtuels ont supplanté la réalité : un gigantesque réseau permet en effet aux Inners de passer la majeure partie de leur temps dans ce que l'on appelle la Haute Réalité. Mais, au sein de ce réseau des réseaux, il est toujours possible de se perdre et de ne plus avoir la possibilité de se déconnecter, de revenir seul à la réalité. Kris, qui appartient à Mens Sana, a pour charge d'aider ces inners en détresse à retrouver notre monde. Aussi, lorsqu'un «fantôme» va apparaître au sein de la Haute Réalité, Kris va se voir confier la périlleuse tâche de le traquer...
Jean-Marc Ligny nous propose ici un roman très bien mené, dense, dans lequel il décrit un futur technologique effrayant et dangereux, où l'on retrouve à la fois des nantis perdus dans un monde virtuel, et des laissés pour compte, abandonnés à leur sort, physiquement exclus de villes de plus en plus désertiques, déshumanisées. lire cette critique en ligne

Le succès de Second Life confirme cette tendance...

Pour ma part, j'ai été affligée de voir que lorsque l'on offre un espace de création collectif virtuel, au lieu d'aspirer à un peu de fantaisie et surtout d'idéalisme, on ne fait finalement que retomber sur les mêmes travers et problèmes que dans la réalité : tout espace vide est construit de gratte-ciel et de zones commerciales, il faut soigner son look, avoir de l'argent et paraître au maximum... Ce qui n'est pas sans me rappeler l'acide chanson de Jamiroquaï "Virtual Insanity" qui nomme ce billet :

(...) I can't see
I can't breathe
No more will we be
And nothing's going to change the way we live
(...) And now that things are changing for the worse,
See, its a crazy world we're living in
And I just can't see that half of us immersed in sin
(...) Futures made of virtual insanity now
(...) For useless, twisting, our new technology
(...) And I'm thinking what a mess we're in
Hard to know where to begin
If I could slip the sickly ties that earthly man has made
And now every mother, can choose the colour
Of her child
That's not nature's way
Well that's what they said yesterday
There's nothing left to do but pray
I think it's time I found a new religion
Waoh - it's so insane
To synthesize another strain
There's something in these
Futures that we have to be told.
(...) And now it's virtual insanity
Forget your virtual reality
Oh, there's nothing so bad.
(...) Of this virtual insanity, we're livin in.
Has got to change, yeah
(...) And I can't go on
While we're livin' in oh, oh virtual insanity
Oh, this world, has got to change
Cos I just, I just can't keep going on, it was virtual.
Virtual insanity that we're livin' in, that we're livin' in
That virtual insanity is what it is(...)

C'est peut-être ce qui m'empêche de me laisser prendre "au jeu". Curieux "hasard", ma première nouvelle parlait des déboires du... Minitel (ancêtre préhistorique de l'Internet en France ;) et de la nécessité de "débrancher"...

Une fois encore, l'outil est à l'image de ceux qui s'en servent...

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